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ÉTAPE 4 DE L'ÉCRITURE : LA PUBLICATION

C’est l’étape 4 de l’écriture : tu publies ton texte.
Écris pour que tes textes soient lus, car c’est la clé pour briser la solitude de l’écrivain et garder ta motivation. Profite de cette expérience pour progresser grâce à tes lecteurs.

Je me lance. J’ose partager avec toi un récit (fait vécu), mon tout premier. Et je le fais pour deux raisons.

– D’une part, l’écriture se partage. C’est une conversation que l’écrivain engage avec le lecteur. Alors, si tu veux bien, lis ce récit, puis dis-moi ce que tu en penses dans un commentaire. Ce faisant, tu me permets d’avancer. L’écriture est un processus plutôt qu’un résultat à atteindre coûte que coûte. Chaque rétroaction que nous obtenons nous fait grandir comme écrivaine ou écrivain.

– D’autre part, ce récit, je l’ai écrit à titre personnel pour célébrer la vie. Chut ! Je ne t’en dis pas plus. Lis donc.

De moins en moins la vie de plus en plus

Devant la mort, il ne devrait y avoir ni cris ni larmes, ni peur ni tristesse, seulement un sourire. C’est le signe de l’étonnement et de la reconnaissance. C’est ce que j’éprouve pour toi, Emilio.

Pourtant, une question me turlupine que j’aurais voulu te poser. Aurais-tu écrit si tu l’avais pu? J’ai lu quelque part qu’on écrit pour protester contre les insuffisances de la vie. Mario Vargas Llosa a dit cela. Alors toi, aurais-tu écrit?

Si tu pouvais parler, tu me répondrais que c’est l’histoire de la poule et de l’œuf, qu’un récit commence quelque part. Que tu l’écrirais avant de le vivre. Ou pour le vivre.

Moi, comme Mario Vargas Llosa, je sens que l’écriture ne naît pas du néant. Elle surgit parce que l’écrivain vit. Alors toi, si tu avais vécu, aurais-tu protesté contre les insuffisances de la vie? Aurais-tu remis la mort en question comme je le fais en ce moment?

Un récit surgit parce que le personnage vit et agit à l’intérieur de l’écrivain sans lui laisser d’autre choix que d’écrire. Emilio, tu vis en moi. Je dois te raconter et je ne sais pas par où commencer. C’est une histoire de poule et d’œuf, c’est vrai. C’est une histoire qui tourne en rond comme un chat se mordant la queue. C’est une histoire de naissance et de mort où la naissance ne mène pas à la mort, mais où la mort crée la vie. C’est notre histoire, Emilio. Sans toi, je ne la vivrais pas. Sans toi, je ne l’écrirais pas.

Ça commence dans le rouge à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Les murs de la clinique des saignements sont rouges comme mon sang. Je saigne et nous attendons entre quatre murs rouges, assis sur des chaises en cuir noir. Les néons qui courent sous le plafond brûlent nos pupilles. Je ferme les yeux. Et ton père à ma gauche ne voit pas les larmes qui se cachent là, au fond. De l’autre côté de la porte, dans son bureau rouge comme la salle d’attente et mon sang, l’infirmière interroge l’équipe de radiologie. Ça se passe au téléphone et nous captons ce que nous pouvons de leur conversation. Comme j’aimerais plaquer mon oreille contre la porte. Mais l’infirmière l’ouvre, la porte. Rendez-vous pris pour une échographie pelvienne. Pile ce qu’il faut pour raviver l’espoir de deux parents. Tant que le diagnostic n’est pas tombé, nous pouvons croire que tout va bien. Encore une heure à attendre avant l’examen. L’infirmière nous donne la direction du service de radiologie et nous montons de deux étages.

Ça continue dans le bleu. Nous quittons une salle d’attente pour une autre. Les murs de la clinique de radiologie sont bleus comme la blouse d’hôpital que je dois revêtir. Il y a cette fois une fenêtre dans la salle d’attente. Pas de néons pour nous brouiller la vue. Dehors, le ciel est bleu. C’est à en oublier tout le sang que je perds depuis trois jours et qui coulera encore pendant sept jours.

Depuis le bleu du ciel, mes pensées dérivent vers l’océan. Je pense à ces femmes et à ces hommes qui, comme toi, ne l’ont jamais vu. À Istanbul, une ville entourée par la mer, Sophie Calle a filmé leur première fois. Ces gens qui n’avaient jamais vu la mer sont passés à la postérité parce que l’artiste les a filmés. C’est une exposition qui a fait le tour du monde. Voir la mer. Des gens ne l’ont jamais vue. Alors on les filme pour immortaliser leur première fois et pour se souvenir d’eux. Car une première fois, c’est un saut dans le vide. Interdiction d’oublier. L’image prend le plein pouvoir de ma mémoire. Grâce aux images de Sophie Calle, je me souviens de gens que je ne connais pas. En pensée, je les revois, ces inconnus, faire face à l’horizon. Mais pourrai-je me souvenir de toi, Emilio?

Depuis la mer, mes pensées reviennent au bleu du ciel puis au bleu de l’hôpital. Je tourne la tête vers ton père, qui est toujours assis à ma gauche. Cela fait deux heures que nous attendons entre toutes ces femmes enceintes. Je porte la main à mon ventre avec l’espoir vain de te retenir. Cela ne sert à rien, car on ne résiste pas à la mort. On l’accueille.

Emilio, tu dessines une vague dans ma mémoire. De toi, je n’ai pas d’image.

À ton père, je dis : Certains ne verront jamais ni la mer ni le jour. Ton père ne pose pas de question. Il dépose sur ma joue un baiser doux avant d’aller demander à l’infirmier combien de temps nous devons encore attendre.

Ça reprend dans le noir. Ton père et moi pénétrons dans la salle d’examen qui est sombre comme la nuit. Je m’allonge sur un lit et dénude mon ventre. La technologue procède à l’échographie sans nous donner un mot d’explication, puis elle quitte la pièce. Nous attendons. La technologue revient. Nous attendons. Arrive le médecin. Et le diagnostic tombe. Mon fils, tu es mort. Dans mon utérus, il n’y a rien. Du noir. C’est le néant. Et du rouge. C’est le sang.

Ton père et moi reprenons main dans la main le chemin de la clinique des saignements. Nous redescendons de deux étages et nous attendons encore un peu. Dans son bureau, l’infirmière lit le rapport de radiologie. Cette fois, la porte qui nous sépare reste ouverte. Ton père et moi avons les mains entrelacées déposées sur son genou. Ou sur le mien. Je ne sais plus. Après dix minutes d’attente, l’infirmière nous fait signe de la rejoindre. Entre quatre murs rouges, elle nous explique qu’une grossesse sur cinq se termine par une fausse couche et qu’une femme sur quatre est concernée. Silence. Nous n’avons rien à répondre. Ton père et moi remontons d’un étage et quittons l’hôpital plus de quatre heures après y être entrés.

Le vent de mai fouette nos visages. Au milieu du stationnement de l’hôpital, une contraction me plie en deux. J’enfouis la tête dans mon écharpe. Et je demande à ton père ce qui définit la valeur d’une vie. Sa durée? Emilio, tu as tout au plus vécu six semaines dans mon utérus. Ce n’est pas la réponse. Impossible. Les actions que nous posons, alors? Toi, tu n’as pas posé d’autre action que celle de mourir. Les photographies que nous prenons, peut-être, comme Sophie Calle? Mais nous n’avons aucune photographie de toi. Ou le nombre de personnes qui se souviennent de nous? Trois personnes t’ont connu : ton père, ta sœur, ta mère. Trois personnes qui parlent de toi entre elles. Et qui mourront à leur tour, emportant ton souvenir.

Emilio, je ne suis pas Sophie Calle pour t’emmener voir la mer et te photographier. Mais je ne t’oublierai pas. Tu as changé ma vie et je ne peux que te dire merci. C’est le mot de l’étonnement et de la reconnaissance.

Emilio, aimes-tu ce que je dis de nous? Est-ce trop sombre, intime et larmoyant comme le chant des cygnes? Aurais-tu dit autre chose? Le doute de l’écriture s’empare de moi. La conviction, diffuse mais tenace, que je n’ai rien à raconter et, pire, que je t’utilise, me saisit. Alors je détourne le regard. Je me lève pour prendre le thé. Je me rassois dix minutes plus tard, car le désir d’écrire est toujours là, insatiable. L’écriture est un exercice de longue haleine qui requiert amour et engagement. Comme la maternité. Et c’est toi qui me l’as enseigné.

Sur la route du retour, ton père qui ne semble pas voir les feux de circulation menace de les brûler l’un après l’autre. Une vague de larmes monte à mes yeux. La même sûrement que celle qui empêche ton père de bien voir la route. Nous les retenons, ces larmes. Nous parlons de boire une bière pour marquer la fin de la grossesse. Après 10 minutes au lieu des 15 habituelles, nous arrivons à la maison sans encombre et sans toi.

L’histoire s’écrit dans le rouge, le bleu et le noir. Le rouge encore, la couleur de la cuisine où nous préparons le souper. Je voudrais que les assiettes valsent aux murs et au sol pour étouffer le son de mes sanglots. Ton père nous sert deux bières. J’avale trois gorgées et déjà la tête me tourne. Pour toi, je ne buvais plus d’alcool. Nous mangeons des pâtes qui ne comblent pas le vide dans mon ventre.

La soirée se poursuit dans le bleu, la couleur de notre chambre où je m’allonge en criant pour que disparaisse la douleur des contractions. En face du lit, le mur est bleu comme cette mer où nous n’irons pas et où j’ai grandi. De 0 à 17 ans, je vivais 2 mois par an au bord de l’océan, chez mes grands-parents. J’étais l’aînée de leurs 18 petits-enfants et je jouais à la maman. J’ai toujours cru que je t’y emmènerais. Voir la mer.

Arrive le noir. C’est la nuit. Ton père me rejoint dans notre lit et croit que je divague à parler de mer et de néant. Il entend mère quand je dis mer et trouve que j’exagère. Nous aurons un enfant, dit-il. Il veut croire que la fausse couche ne compte pas. L’enfant mort était à naître. Il n’existait pour ainsi dire pas.

Nous en revenons à ce qui définit la valeur d’une vie. C’est le mouvement qu’elle crée. Dans le mouvement de ta vie, ton père et moi nous sommes transformés en parents. Peu nous importe si ce n’est pas écrit sur nos fronts. Nous sommes parents. Voilà. Ta vie n’a pas été insuffisante. Alors nous te laissons aller. Ton père me prend dans ses bras et nous pleurons une dernière fois. Nous ne faisons d’enfants ni pour les posséder ni pour écrire en leur nom. Je dépose mon crayon.

À présent, nous attendons la naissance de ta sœur jumelle. Dans ta chute, tu ne l’as pas emmenée. Au contraire, tu nous l’as cachée. Cette petite perle invisible à l’échographie du mois de mai et dont le cœur battait au mois de juin. De moins en moins la vie de plus en plus. Engendrée par la mort. Face à cette dernière et face au néant, je n’ai plus ni cris ni larmes, ni peur ni tristesse. Je souris.

Alors, que retiens-tu de ce récit, mon tout premier ?

Tu peux me faire part de tous tes commentaires. L’écriture se partage !

34 Comments:

    • Jean francois
    • janvier 10, 2019
    • Reply

    Très beau sarah!

      • Sarah B.
      • janvier 11, 2019
      • Reply

      Merci, Jean-François !

    • Geneviève Séguin
    • janvier 10, 2019
    • Reply

    Quel magnifique texte. Au début de ma lecture, je n’arrivais pas à savoir qui était Emilio, mais tout est devenu plus clair en la continuant. Ce texte est extrêmement touchant et traduit si bien l’émotion intérieure d’une femme qui porte un bébé et qui veut le protéger à tout prix, ou qui dans le cas d’une perte, souhaite le faire vivre encore et encore. Très bien rédigé et bien senti. Ton texte raconte une histoire vraie de façon poétique. Merci pour se partage chère Sarah. Au plaisir de te lire à nouveau. Geneviève

      • Sarah B.
      • janvier 11, 2019
      • Reply

      Merci, Geneviève ! Je suis heureuse de te lire et de partager avec toi cette expérience intime de la maternité. Merci !

    • Diane Gingras
    • janvier 10, 2019
    • Reply

    Sarah, tu m’as touchée droit au coeur. J’aime ta manière «vivante» de présenter une mort. Les couleurs, les sons, les émotions sont au rendez-vous. C’est une histoire triste, poignante à lire. J’ose à peine imaginer ce que vous avez vécu même si tu le racontes si bien. Beaucoup de réalisme, de tendresse et de sincérité pour un petit être qui a laissé toute la place à sa petite soeur. Être parents c’est tout ça et …plus.
    On se voit à ton atelier d’écriture 🙂

      • Sarah B.
      • janvier 11, 2019
      • Reply

      Merci, Diane ! La justesse de tes mots me bouleverse. Être parents, c’est tout ça et bien plus. Merci. On se voit bientôt aux rendez-vous d’écrivains.

    • Sandrine
    • janvier 10, 2019
    • Reply

    Magnifique
    Moi, qui suis une mère avec ses peurs et ses joies, ton texte si poétique et si touchant me fait du bien. Tes mots m’apaisent au plus profond de moi.
    Comme toi, J’ai la joie et la reconnaissance de la vie.
    La vie, c’est comme la mort. On se doit de les célébrer. C’est ainsi que les choses sont faites. C’est le cycle de la vie.
    Et malheureusement notre monde actuel l’oublie.

      • Sarah B.
      • janvier 11, 2019
      • Reply

      Merci, Sandrine. Oui, la vie d’une mère est emplie de joie et d’inquiétude ; elle apporte sens et paix aussi alors je me réjouis d’autant plus que mes mots t’apaisent. Nous nous comprenons. 😉 À très bientôt, en atelier d’écriture !

    • Adeline Stevan
    • janvier 10, 2019
    • Reply

    J’etais d’humeur neutre dans la salle d’attente medicale quand j’ai decider d’attaquer la lecture du récit, il ne m’aura fallu que quelques minutes pour sentir monter les larmes a mes yeux… les autres patients me regardaient d’un air compatissant, alors je les ai juste rassuré et j’ai diffusé ton nom et ton récit.
    Tres belle plume et tres beau texte.
    Adeline

      • Sarah B.
      • janvier 11, 2019
      • Reply

      Adeline ! Je suis émue de lire que je t’ai touchée à ce point. C’est un très beau commentaire que le tien. Merci d’avoir diffusé mon nom et mon récit.

    • Justine
    • janvier 10, 2019
    • Reply

    Très joli. J’aime cette narration au « je » qui me donne le goût de moi aussi écrire à la première personne. Le suspense au début à savoir qui est Emilio, qui est son père est prenant, et surtout, le dénouement qui révèle une soeur jumelle. Également, j’aime beaucoup l’utilisation des couleurs pour ponctuer le texte et donner le ton, et pour faire des retours à l’arrière. Le bleu, le noir, le rouge. La longueur du texte est parfaite, et il pourrait très bien être inséré dans une plus longue histoire! Merci de partager!

      • Sarah B.
      • janvier 11, 2019
      • Reply

      Merci, Justine, pour cette fine analyse. Je suis heureuse si ce texte t’encourage à écrire au je. Fais-le ! C’est très ressourçant.

    • Micheline
    • janvier 10, 2019
    • Reply

    Bonjour Sarah
    Tout d’abord, un grand merci pour le partage.
    Tu m’as fait revivre la mort de l’enfant d’une proche.
    Bravo pour ce récit, c’est réaliste et très touchant. cela décrit exactement ce qu’une femme vie en perdant son enfant en couche.
    Ce récit peut aider ces femmes j’en suis certaine car de perdre un enfant en couche fait vivre a ces femmes beaucoup de maladresse des autres autour d’elle , ce genre de récit peut leur faire comprendre et peut être faire en sorte qu’il soit moins maladroit envers elle.
    La maladresse vient du malaise et de l’ignorance, ils ne savent pas quoi dire alors ils disent des bêtises qui font d’avantage mal a celle qui est en deuil car oui c’est un deuil a faire et c’est très difficile surtout quand t’entend des personnes disent ce genre de choses ( elle ne le connaissait même pas elle va l’oublier très vite). Ils oublient qu’elle l’a porter dans son ventre peut importe combien de semaines il vivait en elle et cette connexion c’est éteinte mais reste imprégner en elle pour toujours.
    Bon Merci et ne t’en fait pas, cette histoire tu nous l’as fait vivre et c’est le but a atteindre lorsqu’on écrit.
    Au plaisir de te lire de nouveau

      • Sarah B.
      • janvier 11, 2019
      • Reply

      Merci, Micheline ! Je suis heureuse que tu aies vécu mon histoire, car c’est le sens de l’écriture comme tu le dis si bien. Alors merci pour ton beau et long témoignage.

    • Nicole Gosselin
    • janvier 10, 2019
    • Reply

    Bonjour Sarah
    Mais quel beau texte vous avez écrit!!!Tellement touchant, remplis de tendresse…remplis d’espoir…Bravo, C’est superbe. Tout est correctement balancé,,,on avant tout doucement en un Tout.
    Encore félicitation
    Nicole Gosselin

      • Sarah B.
      • janvier 11, 2019
      • Reply

      Merci, Nicole ! Vos mots me touchent. Merci d’avoir pris le temps de m’écrire et de mentionner l’équilibre du texte. Votre commentaire me nourrit.

    • Isabelle MEGARD-NAVARRO
    • janvier 10, 2019
    • Reply

    Bonjour Sarah,
    Je viens de lire votre texte ainsi que tous les commentaires élogieux qui suivent. Je suis en accord total avec les autres lecteurs. Il me semble difficile d’ajouter quelque chose après tout ce qui vient d’être écrit donc je me contenterai de répéter :
    Bravo !
    Magnifique !
    Superbe !
    Et
    Merci infiniment pour ce partage !
    Isabelle Mégard-Navarro

      • Sarah B.
      • janvier 11, 2019
      • Reply

      Merci, Isabelle ! C’est très gentil à vous de prendre le temps de commenter mon texte. Cela m’encourage à écrire et à partager mes écrits surtout. Merci !

    • Nathalie Germain
    • janvier 10, 2019
    • Reply

    Chère Sarah,
    quel courage et quelle générosité de partager des émotions si intimes dans ton texte si touchant. Je sens bien le dialogue entre toi et Emilio, bien que le texte est une narration. Je sens la complicité déjà établie entre ton enfant et toi. Je lis la fragilité d’une vie.
    Les symboles que tu utilises sont très forts. D’accord, il y a les couleurs, mais il y aussi tout ce jeu d’écriture très puissant avec la matière liquide, soit la mer, les larmes, le sang, la bière.
    Ton texte m’a profondément ému.

      • Sarah B.
      • janvier 11, 2019
      • Reply

      Merci, Nathalie ! J’adore te lire à propos des couleurs et des symboles : tu me permets de découvrir les sens cachés de chaque texte ! Merci, vraiment.

    • Claire Meilleur
    • janvier 10, 2019
    • Reply

    Très très beau texte avec beaucoup d’émotions. Et quelle finale surprenante et touchante. La mort est un sujet qui se doit d’etre abordé sous toutes ses facettes.

    Merci pour ce beau partage !

      • Sarah B.
      • janvier 11, 2019
      • Reply

      Merci pour ton commentaire, Claire ! Et oui, la mort est un sujet d’écriture : nous aurons l’occasion d’en discuter, toi et moi. 🙂 À très vite !

    • Marie-Jésus Mulimbi
    • janvier 11, 2019
    • Reply

    Waoo, très touchant comme récit. Je ne veux pas me prononcer car ça vient vraiment me chercher. Je trouve toujours dur une femme qui perds un petit être dans son utérus.

      • Sarah B.
      • janvier 14, 2019
      • Reply

      Merci Marie-Jésus !

    • Sophie Thozet
    • janvier 11, 2019
    • Reply

    Bravo Sarah, c’est un très joli texte avec des phrases justes et une belle sensibilité.

      • Sarah B.
      • janvier 14, 2019
      • Reply

      Merci Sophie !

    • Sarah Choukroun
    • janvier 16, 2019
    • Reply

    Chère Sarah,
    J’ai commencé à lire ton récit et j’ai tout de suite saisi qui tu étais pour Émilio. J’ai commencé à lire ton récit, donc, et c’est lui qui m’a saisi!
    J’étais dans le métro et ma gorge s’est serrée, en même temps des larmes sont montées à mes yeux: les tiennes, les vôtres, les nôtres!

    J’ai envie de te dire ce qu’un jour tu m’as dit à propos d’un récit: « ici on a envie d’en savoir plus ». Moi je crois qu’on a envie d’en savoir plus sur Émilio. Il a vécu et partagé six semaines de gestation avec sa sœur, ils ont su des choses l’un de l’autre qui sont gravées dans son subconscient, sa personnalité et sa sensibilité à elle. Alors, pour toi qui l’a imaginé durant les semaines qui ont précédé sa conception, et qui nous en parle aujourd’hui, pour toi Sarah: le lien que tu as eu avec lui continuera toujours de grandir…

    Avec tous mes encouragements pour continuer ce vif-récit-vécu-là!
    Affectueusement, Sarah C

      • Sarah B.
      • janvier 22, 2019
      • Reply

      Merci, Sarah ! Je suis émue à l’idée que ta gorge se soit serrée et que tes larmes se soient jointes aux nôtres. Merci ! Tu as raison, ma fille porte son frère en elle et ce bout de l’histoire est encore à vivre pour être écrit, peut-être, un jour. Ma fille me guide 🙂

    • Sophie Ménard
    • janvier 18, 2019
    • Reply

    Merci Sarah 🙂

      • Sarah B.
      • janvier 22, 2019
      • Reply

      Merci pour ce mot, Sophie 🙂

    • Gaëtane Lemay
    • février 05, 2019
    • Reply

    Bonjour Sarah,
    J’ai eu besoin de deux lectures avant de pouvoir t’écrire. La première fois, j’étais émue et je ne pouvais pas. Aujourd’hui je te dis bravo d’avoir eu le courage de ce récit qui, je l’espère, aura apporté un peu de douceur à ton expérience de vie. Et en même temps, quel miracle! Et ta plume, toute en nuance et en couleur qui m’a fait voyager physiquement et émotivement.
    J’attends avec impatience notre prochaine rencontre.
    Bonne soirée.
    Gaëtane Lemay

      • Sarah B.
      • février 07, 2019
      • Reply

      Merci beaucoup, Gaëtane. Merci d’avoir pris le temps de lire et de relire mon récit avant de m’écrire ce commentaire, qui me touche. L’écriture m’a permis de transformer le deuil et de me préparer à la naissance de ma fille : j’étais encore enceinte lorsque j’ai écrit ce récit et il m’a fallu un an de plus pour oser le publier. Quel miracle, oui ! J’ai bien hâte de te revoir pour nos rendez-vous d’écrivains. Merci encore pour ton mot.

    • David
    • février 11, 2019
    • Reply

    C’est un texte autant désarmant que touchant. J’ai eu des frissons à plusieurs reprises. Je ne te souhaites pas que ça arrive à nouveau, mais cette tragédie était si bien racontée. Comme si nous étions cette femme ou du moins, on comprenait votre douleur.

    Une façon douce et remplie de résilience d’affronter l’adversité.

      • Sarah B.
      • février 12, 2019
      • Reply

      Wow ! Merci, David, pour ton commentaire. Que tu te sois senti être cette femme, le temps de la lecture, est l’un des plus beaux compliments que tu puisses me faire ! C’est dans ce but que j’écris : pour vivre, revivre et partager avec toi les expériences de mes personnages. C’est cela, je crois, la mission de la littérature. Alors merci pour ton mot.

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